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Sept grandes entreprises industrielles et du secteur des services (AXA, Coca-Cola Entreprise, HSBC,PricewaterhouseCoopers, Renault, Siemens, Société Générale) ont souhaité diversifier les compétences au sein de leurs équipes.
" Nous considérons que la diversité des esprits et des formations est une richesse, une source d’innovation et de créativité incomparables. " a ainsi affirmé Serge Villepelet, le président de PricewaterhouseCoopers France qui a initié le projet.
Ces sept entreprises ont donc proposé à l’automne 2006 à plusieurs universités de lancer l’opération Phénix : opération pilote de recrutement d’étudiants titulaires d’un Master 2 en sciences humaines et sociales, qui constituent en France des profils atypiques dans les entreprises au point que les étudiants n’ont pas le réflexe ou même l’idée de faire acte de candidature lorsqu’ils recherchent un travail.
Les universités partenaires de l’opération (Paris 1, Paris 3, Paris 4, Paris 12, Marne-la-Vallée) se sont engagées de leur côté à informer leurs étudiants sur les possibilités offertes par Phénix. Des forums ont été organisés, une boxmail a permis aux étudiants intéressés de postuler ; à la suite d’un processus classique de recrutement (entretiens et tests), ce sont 35 étudiants qui ont été recrutés le 1er octobre 2007 en contrat à durée indéterminée. Ils ont bénéficié ensuite d’une formation complémentaire, consacrée au monde de l’entreprise et à son environnement et ont commencé à travailler dans leur entreprise depuis le 1er janvier 2008. Ces 35 étudiants constituent la 1ère promotion Phénix.
D’ores et déjà se met en place l’organisation de la 2ème campagne de recrutement 2007-2008. Trois nouvelles entreprises ont rejoint l’opération : L’Oréal, Randstad et Thales, ainsi que deux autres universités : Paris 7 et Cergy Pontoise.
Toutes informations utiles figurent sur le site internet www.operationphenix.fr
Ce qu’a dit Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, aux jeunes recrutés de la première promotion Phénix (Université de Créteil - Val-de-Marne, le 1er octobre 2007) :
« L’entreprise française enfin aujourd’hui reconnaît le besoin qu’elle a de vous, de vos compétences particulières, de votre culture qui est ouverture, de la qualité de votre langue qui est richesse.
Les entreprises qui vous reconnaissent et vous appellent, vous diplômés de Sciences Humaines, se mettent enfin au diapason de leurs concurrentes japonaises ou américaines familières depuis longtemps déjà de vos talents.
Elles sont sept aujourd’hui à vous accueillir pour assurer la fin de votre formation et votre recrutement : permettez moi de les citer toutes et de saluer leurs dirigeants qui autour du Président Villepelet et de PricewaterhouseCoopers se sont engagés : Axa, Coca-Cola, la Société Générale, Siemens, HSBC, Renault.
Je ne doute pas de l’énergie qu’il a fallu mobiliser pour faire vivre Phénix, faire renaître de ses cendres l’esprit qui éclaire, l’esprit qui entreprend : convaincre des partenaires économiques, convaincre des universitaires, toucher les étudiants, organiser leur recrutement, monter leur formation dans le cadre du contrat de professionnalisation...Je mesure l’ampleur de la tâche. Mais je réalise aussi que c’est possible. Et je souhaite évidemment que Phénix fasse de nombreux émules l’année prochaine, qu’elle s’enrichisse de nouveaux partenaires sur tout le territoire national, pour pérenniser votre démarche. »
POURQUOI LES ENTREPRISES ET UNIVERSITES S’ENGAGENT ?
Des dirigeants d’entreprises et le Président de Université Paris I Panthéon-Sorbonne qui participent à l’opération Phénix expliquent pourquoi ils croient beaucoup à ce projet.
« Nous savons bien que tous les diplômés des spécialités « recherche » des masters ne s’engagent pas dans la préparation d’une thèse ou une poursuite d’études. Ceux qui s’engagent dans la recherche d’un emploi rencontrent parfois des difficultés qui les amènent à occuper des emplois précaires avant de voir leur situation stabilisée. L’intérêt du partenariat instauré avec les entreprises dans le cadre du dispositif « Phénix » est de proposer à des étudiants issus de filières généralistes réputées des offres d’emploi de cadres en CDI, assorties d’une période de trois mois de formation sur la gestion et l’environnement de l’entreprise. Ainsi, cette initiative vise à élargir les possibilités d’insertion de nos étudiants en Sciences humaines et sociales, Arts et Etudes sociales. » Pierre-Yves Hénin
Président de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
« Si PricewaterhouseCoopers a initié le projet Phénix avec le soutien du MEDEF et de six autres entreprises prestigieuses, c’est parce que nous considérons que la diversité des esprits et des formations est une richesse, une source d’innovation et de créativité incomparables. C’est aussi pour nous une marque de confiance dans l’université, dans ses enseignements et la qualité de ses étudiants, qui seront d’ailleurs sélectionnés avec la même exigence que l’ensemble de nos collaborateurs. Dans les pays anglo-saxons notamment, les profils de type Phénix s’adaptent parfaitement aux métiers de l’entreprise. Pourquoi y aurait-il en la matière une nouvelle exception française ? »
Serge Villepelet
Président de PricewaterhouseCoopers France
« La performance économique aujourd’hui passe par la valorisation de la diversité au sein des Entreprises. Une société comme Renault est d’abord une communauté humaine qui réunit de multiples talents pour gérer un processus complexe qui va de la matière première au client, intégrer des fonctions diverses qui associent notamment le développement, les achats, l’industrialisation et la distribution, développer une présence mondiale, animer des partenariats variés à commencer par notre Alliance stratégique avec Nissan. Le projet Phénix est ainsi une excellente opportunité d’approfondir encore notre ouverture sur de nouvelles compétences, combiner les différentes sources de la connaissance et mieux maîtriser les enjeux économiques et sociaux de l’économie globale. »
Thierry Moulonguet
Directeur Financier, Directeur Général Adjoint de Renault
« Pour Coca-Cola Entreprise, les ressources humaines sont un élément clé de la stratégie et de la performance. En ce sens, Coca-Cola Entreprise place au premier rang le développement de ses collaborateurs et innove en France avec un certain nombre de programmes tels que le PERCO (plan d’épargne pour la retraite collective) à tous les salariés ou la mise en place d’une structure d’écoute interne et externe qui vise à prévenir des situations de harcèlement. La recherche et l’intégration de talents est un des piliers de notre politique RH et nous mobilise au quotidien. Ce partenariat Université Entreprise « Opération Phénix » qui permet à des étudiants diplômés de filières prestigieuses comme les lettres ou les sciences humaines, confrontés à l’inadéquation des débouchés professionnels, de pouvoir intégrer en CDI une société comme Coca-Cola Entreprise m’apparaît être une superbe opportunité pour toutes les parties prenantes .C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je soutiens cette initiative. »
Hubert Patricot
Président Directeur Général Coca Cola Entreprise
« Avec plus de 1200 recrutements par an, Siemens France est un des premiers employeurs internationaux dans l’Hexagone. Dans le cadre de l’opération Phénix, le groupe souhaite diversifier les filières auprès desquelles il recrute en ouvrant ses portes aux diplômés issus de formations universitaires ‘atypiques’. Nous avons besoin de candidats aux profils variés et les formations universitaires - en lettres et sciences humaines ou fondamentales - sont un vivier auquel nous voulons faire plus largement appel. La diversité, c’est aussi celle des formations et des hommes et femmes qui travaillent chez Siemens »
Philippe Carli
Président de Siemens France.
« Nous recrutons près de 1400 nouveaux collaborateurs par an avec pour première ambition d’identifier les meilleurs talents et de les aider à construire leurs compétences. La diversité des formations est un des leviers de notre réussite et je considère que le projet Phénix s’inscrit parfaitement dans cette logique. Il nous permet de renforcer encore notre collaboration avec les Universités. »
Gilles Denoyel
Directeur Général délégué chez HSBC France